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DĂ©sormais je sais que ce courant de pensĂ©e est nĂ© dans les annĂ©es 80 en Californie transhumanistes ambitionne d’ajouter un maillon Ă  la chaĂźne de l’évolution. En s’appuyant sur les progrĂšs de la neurologie, de la biologie, de l’informatique et de la chimie (abrĂ©gĂ©s en NBIC) ils veulent « amĂ©liorer » les humains en greffant, sur leur ĂȘtre naturel, des complĂ©ments technologiques.

Ceux-ci dĂ©cupleraient leurs capacitĂ©s, les doteraient, pourquoi pas, de nouveaux sens (ça vous dirait de devenir tĂ©lĂ©pathe ?) et, dans la foulĂ©e, leur permettraient de viser l’immortalitĂ© et d’accĂ©der Ă  un niveau de conscience et d’intelligence que nous ne pouvons pas plus imaginer, qu’un protozoaire ne peut comprendre la logique qui anime l’homo sapiens de base.

Le transhumanisme fleurit surtout en Californie oĂč il est nĂ© il y a une trentaine d’annĂ©es, en mĂȘme temps que l’informatique grand public, mais pas seulement. On trouve aussi des adeptes en Chine, en CorĂ©e (du Sud, le Nord est plutĂŽt orientĂ© vers un retour Ă  l’australopithĂšque), et en Europe. La France abrite un courant qui, exception culturelle oblige, se veut « technoprogressiste » et modĂ©rĂ©. Il milite pour que les modifications futures de l’ĂȘtre humain se fassent dans le respect des valeurs de base que sont la libertĂ©, l’égalitĂ© et la dignitĂ©. Noble ambition qui ne peut manquer de faire sourire quand on saura que les principaux financeurs des recherches tranhumanistes sont la NASA, l’US Army et, plus rĂ©cemment Google.

Le sourire se changera d’ailleurs en grimace si on Ă©coute ce que dit de tout cela Jean Michel Besnier, philosophe et enseignant Ă  la Sorbonne. AprĂšs avoir observĂ© que les arguments employĂ©s pour justifier les techniques transhumanistes s’appuient sur la nĂ©cessitĂ© de compenser des handicaps mais visent, en fait, un tout autre objectif : rĂ©aliser la vieille illusion d’une science qui serait au service exclusif du bonheur de l’humanitĂ©. Il illustre son propos en prenant l’exemple des recherches sur les techniques permettant de contrĂŽler l’environnement par la pensĂ©e : prĂ©sentĂ©es comme un moyen de venir en aide aux tĂ©traplĂ©giques, les militaires en sont les principaux utilisateurs. Puis il ajoute : « Ce que veut le transhumanisme, ce n’est pas parfaire l’humanitĂ©, mais nous arracher Ă  l’humanitĂ©. Faire de nous des ĂȘtres qui ne naĂźtront plus mais qui seront fabriquĂ©s, lisser la vie psychique, ne plus vieillir grĂące au tĂ©lĂ©chargement de la conscience, Ă©radiquer la souffrance et donc le plaisir. Le dĂ©sir mĂȘme, alors que c’est le moteur de l’humanitĂ©. ArrĂȘtons de dire que c’est au service de l’humanitĂ© alors que c’est pour la dĂ©truire ».

Tout ça est trĂšs loin de l’affaire Cahuzac, un peu moins du mariage « pour tous » (on peut et on doit s’interroger sur les Ă©ventuelles limites de la procrĂ©ation mĂ©dicalement assistĂ©e et encore plus sur la gestation pour autrui), mais les enjeux sont suffisamment importants pour qu’on y rĂ©flĂ©chisse. Faut-il croire aux promesses des transhumanistes qui prĂ©disent Ă  notre espĂšce un avenir Ă©clatant ou Ă©couter les mises en garde de ceux qui, comme Jean-Michel Besnier pensent que, si ces idĂ©aux se rĂ©alisent, « ce sera au prix d’un gouffre crĂ©Ă© au sein mĂȘme de l’humanitĂ© ». Ou, en d’autres termes, pour avoir des surhommes, on courir le risque presque inĂ©vitable de crĂ©er des sous-hommes. Ce danger n’a rien d’imaginaire si l’on veut bien considĂ©rer que ceux qui conduiront ce changement sont des ĂȘtres humains affligĂ©s, eux aussi, de leur part d’ombre. « Vous serez comme des Dieux » promettait le Serpent Ă  Adam et Ève pour les pousser Ă  goĂ»ter au fruit de l’arbre du Bien et du Mal. MĂȘme si on ne voit qu’une fable dans la GenĂšse, il n’est pas interdit d’entendre l’avertissement : tout fruit n’est pas comestible, pas plus dans le jardin d’Eden que dans celui de la Science.


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Pour le philosophe des sciences Jean-Michel Besnier, le succĂšs de la sĂ©rie « Real Humans », qui vient de s’achever sur Arte, rĂ©vĂšle l’importance des inquiĂ©tudes liĂ©es aux dĂ©fis mĂ©taphysiques, Ă©thiques et sociaux, posĂ©s par le dĂ©veloppement des sciences.

SUCCÈS DU TRANSHUMANISME

« Du point de vue informatif, Real Humans ne prĂ©sente rien de bouleversant : la sĂ©rie rassemble l’ensemble des interrogations suscitĂ©es par la robotique. Peu de nouveautĂ©s. Par exemple, le robot qui mesure, comme les “hubots”, sa baisse de courant et qui se rebranche automatiquement date de
 1950 (ce sont les tortues cybernĂ©tiques de William Grey Walter). En revanche, la rĂ©action du grand public Ă  l’égard de la sĂ©rie, sa rĂ©ception, sont instructives.
« Une sĂ©rie symptĂŽme, qu’il faut comprendre dans le contexte plus large du transhumanisme »
eal Humans est une sĂ©rie-symptĂŽme, qu’il faut comprendre dans le contexte plus large du post- et du transhumanisme. Ces thĂšmes se sont largement banalisĂ©s : il y a peu, ils Ă©taient rĂ©servĂ©s au lexique de la science-fiction ou aux milieux trĂšs informĂ©s. Lors de la publication de Demain les posthumains, en 2009, j’ai Ă©tĂ© surpris d’ĂȘtre invitĂ© Ă  faire une intervention Ă  l’AssemblĂ©e, puis Ă  la Direction gĂ©nĂ©rale de l’armement, pour parler de l’éthique des robots, non seulement concernant les drones mais aussi Ă  propos d’une initiative de la CorĂ©e du Sud, qui entendait s’inspirer des lois de la robotique conçues par Isaac Asimov, en 1942, pour Ă©tablir une charte Ă©thique encadrant les robots qu’elle emploie dans les Ă©coles, les prisons et auprĂšs des personnes ĂągĂ©es.
Real Humans marque un point d’acmĂ© : la sociĂ©tĂ© rĂ©alise que la robotique de service qui dĂ©ferlera d’ici quelques annĂ©es posera des questions inĂ©dites, d’ordre social, mĂ©taphysique, Ă©thique, Ă©pistĂ©mologique
 »

DES EXPÉRIENCES DE PENSÉE

« Plus qu’un essai d’anticipation ou qu’une sĂ©rie futurologique, Real Humans est une expĂ©rience de pensĂ©e : rien, dans le mobilier ou l’architecture, n’est trop sophistiquĂ© ; l’enjeu est plutĂŽt de nous imaginer entourĂ©s de robots devenus partenaires de la vie socio-professionnelle. DĂšs lors, qu’adviendra-t-il ?
« Des robots dĂ©jĂ  capables d’ĂȘtre dans la simulation ! »
Des expĂ©riences permettent de projeter des hypothĂšses. Au Japon, le professeur Hiroshi Ishiguro constitue des androĂŻdes Ă©poustouflants. Il a notamment rĂ©alisĂ© son clone, saisissant de ressemblance. Sur ce modĂšle sont imaginĂ©es des hĂŽtesses androĂŻdes qui assurent l’accueil dans les salons, jouant mĂȘme parfois les idiotes, dictant d’un ton monocorde et saccadĂ© : “je-ne-suis-qu’un-ro-bot
”, avant d’enchaĂźner, avec fluiditĂ© : “Je plaisante. Je parle correctement”. En d’autres termes, ces robots sont dĂ©jĂ  capables d’ĂȘtre dans la simulation la plus complĂšte !
La vraisemblance est d’ailleurs telle que des chercheurs se penchent sur le seuil de ressemblance acceptable pour des acheteurs. Des expĂ©riences mesurent, par exemple, le temps qu’un client met Ă  dĂ©couvrir qu’il est confrontĂ© Ă  un androĂŻde et non Ă  un humain ; si le temps de rĂ©action est trop long, la ressemblance est trop importante et la confusion devient inquiĂ©tante. D’autres travaux de psychologie cognitive, trĂšs liĂ©s au champ de la robotique, sont destinĂ©es Ă  mesurer l’empathie suscitĂ©e par les robots, tandis que la robotique des Ă©motions s’attache Ă  crĂ©er des machines qui sachent reconnaĂźtre les Ă©motions et interagir avec l’usager. La leçon Ă  tirer de ces expĂ©riences est : les robots doivent susciter l’empathie et ĂȘtre ressemblants, mais pas trop. »

AVENIR ET FUTUROLOGIE

« La CorĂ©e du Sud a dĂ©cidĂ© d’équiper 8 000 Ă©coles maternelles de robots. Ce ne sont pas des androĂŻdes. Ils n’ont qu’une vague ressemblance avec les bonhommes tĂȘtards que peuvent dessiner les enfants : deux yeux, une bouche, un nez et des oreilles. Ils ont pour mission d’enseigner, les langues notamment, mais ne doivent pas officiellement remplacer les institutrices, bien qu’ils aient pour eux des avantages considĂ©rables : ils n’ont pas de sautes d’humeur, ne se blessent pas, ne sont susceptibles d’aucun absentĂ©isme.
« Nano-technologies, biotechnologies, intelligence artificielle et sciences cognitives »
Mais des hypothĂšses futurologiques vont encore bien plus avant. Les laboratoires technoscientifiques fondent dĂ©sormais leurs travaux sur le champ scientifique de la NBIC, Ă  savoir la convergence des nanotechnologies, des biotechnologies, de l’intelligence artificielle et des sciences cognitives. L’Union europĂ©enne a ainsi dĂ©bloquĂ© un milliard d’euros pour le Human Brain Project, une recherche menĂ©e Ă  Lausanne qui cherche Ă  simuler un cerveau humain. »

UN CHOIX PHILOSOPHIQUE

« La sĂ©rie suĂ©doise ne s’intĂ©resse pas aux recherches les plus en pointe. Elle prĂ©fĂšre un choix purement philosophique, relativement austĂšre, dĂ©ployant une ambition quasi moralisatrice : elle s’inquiĂšte de la conception du monde que l’on instaure. Le monde des robots est un miroir pour les humains. VoilĂ  ce intĂ©resse et inquiĂšte : la constitution d’un monde lisse de robots sans intĂ©rioritĂ©, plus faciles et plus compĂ©titifs que les humains, est-il souhaitable ? Un monde oĂč les robots deviendraient des modĂšles, occultant toutes les dimensions de cette humanitĂ© capable du meilleur comme du pire. Pourquoi est-ce inquiĂ©tant ? Imaginons un enfant corĂ©en confiĂ© Ă  une nounou-robot. À l’école, il est Ă©duquĂ© par des robots. Il passe ainsi les six premiĂšres annĂ©es de sa vie. Quelle reprĂ©sentation du monde adulte, avec ses noirceurs et ses mensonges, pourra-t-il se forger ensuite ? Quelle entrĂ©e dans l’existence fera-t-il ?
« Entre le mythe du bon robot et la crainte d’une dĂ©rive technologique »
Real Humans oscille entre le mythe du bon robot, sur le modĂšle du bon sauvage de Rousseau, et la crainte d’une dĂ©rive technologique vers le robot pervers. D’un cĂŽtĂ©, le bon robot compagnon, toujours gai, sans arriĂšre pensĂ©e, incapable de mentir, incarnant l’idĂ©al d’une sociĂ©tĂ© sans malfaisance. De l’autre, le robot devenu pervers et mĂ©chant, qu’il faudra dĂ©truire. À cause de qui ? D’une femme qui, dans la sĂ©rie, commande la transformation de son robot Ă©talon en une bĂȘte sexuelle
 La dĂ©naturation du bon robot dĂ©bute : “l’amour de soi” du robot produit “l’amour propre”, entraĂźnant dĂšs lors la compĂ©tition avec les humains. »

LE PROPRE DE L’HOMME

« Real Humans reprend une interrogation commune Ă  beaucoup de films, de Blade Runner Ă  Matrix : les robots peuvent-ils Ă©prouver des Ă©motions ? Sur ce point, la sĂ©rie tranche : oui, ils en Ă©prouvent. En retour, se pose la question de la dĂ©finition, chez l’homme, de la conscience et des Ă©motions ? Les philosophes, de Descartes Ă  Darwin, dĂ©finissent l’émotion en terme de signes : des rictus, des mouvements de visage, des trĂ©buchement de la voix. Or, de lĂ , il est tout Ă  fait concevable d’induire d’une simulation du robot la rĂ©alitĂ© de son Ă©motion…
« Dois-je donner de l’intĂ©rioritĂ© Ă  mon robot ? »
Des scientifiques se posent mĂȘme ce cas de conscience : dois-je donner de l’intĂ©rioritĂ© Ă  mon robot ? Autrement dit : faut-il dĂ©velopper ce qu’on appelle des “heuristiques rĂ©flexives”, Ă  savoir des dispositifs rendant les robots capables de rĂ©troagir sur eux-mĂȘmes, d’ĂȘtres “à propos”, si bien que, confrontĂ©s Ă  un problĂšme, ils dĂ©veloppent une dĂ©libĂ©ration qui les conduise Ă  franchir l’obstacle ? Avec la “vie artificielle”, c’est dĂ©sormais possible. »

LA VIE ARTIFICIELLE

« La recherche scientifique travaillait autrefois sur l’intelligence artificielle ; celle-ci a aujourd’hui laissĂ© place Ă  la “vie artificielle”. Quelle nuance ? L’intelligence artificielle se rapportait Ă  un dispositif de rĂ©solution de problĂšmes : dans une base de donnĂ©es repertoriant une grande quantitĂ© de situations, le robot puiserait pour rĂ©soudre de nouveaux problĂšmes. Mais cela ne fonctionne pas. Une autre voie a Ă©tĂ© adoptĂ©e : attribuer aux robots un comportement sensori-moteur Ă©lĂ©mentaire – avancer, reculer, sauter – mais qui, complĂ©tĂ© par des processus heuristiques (des formes d’opĂ©rations mentales), leur permettent de complexifier, exactement comme l’enfant chez Jean Piaget.
Dans la psychologie gĂ©nĂ©tique de Piaget, l’enfant commence par classer les objets du plus grand au plus petit, puis, par “abstraction rĂ©flĂ©chissante”, il forge la notion de nombre, la dimension ordinale et cardinale d’un nombre, etc. Il parvient progressivement au concept. Le coup de gĂ©nie des roboticiens a Ă©tĂ© de penser des robots intelligents sur ce modĂšle. Les machines envoyĂ©es sur Mars, par exemple, confrontĂ©es Ă  des environnements dont nous ignorons tout, n’ont pas pu ĂȘtre programmĂ©es en fonction des circonstances. Elles ont donc Ă©tĂ© dotĂ©es de cette aptitude Ă  complexifier leur comportement au grĂ© de leurs dĂ©couvertes. »

LA SINGULARITÉ TECHNOLOGIQUE

« Les mouvements transhumanistes postulent que la nature humaine n’est ni invariante ni immuable, qu’elle doit pouvoir ĂȘtre transformĂ©e. En France nous n’avons que des “hyper humanistes”, loin des spĂ©culations prĂ©voyant l’apparition d’une espĂšce nouvelle, Ă  l’image de LĂ©o dans Real Humans. Ce hĂ©ros incarne le prototype d’un ĂȘtre tout Ă  la fois cyborg, homme augmentĂ©, transhumain, qui, hybridĂ© avec des robots, produit une espĂšce nouvelle. Ce thĂšme a Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ© sous le nom de “singularitĂ© technologique” par Raymond Kurzweil aux États-Unis. La singularitĂ© technologique repose sur une idĂ©e : la civilisation humaine connaĂźtra une croissance technologique telle que le progrĂšs ne sera plus l’Ɠuvre que d’intelligences artificielles en constante progression, sources d’évolutions tout Ă  fait
 imprĂ©visibles. »


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Pour ceux qui ne le connaitraient pas, Iron Man (Tony Stark) est un super-hĂ©ros avec une grosse armure en mĂ©tal bourrĂ©e de gadgets, il se dĂ©finit lui-mĂȘme comme un « gĂ©nie, milliardaire, playboy et philanthrope ».

Il sauve rĂ©guliĂšrement le monde et est incarnĂ© Ă  l’écran par Robert Downey Junior. Il appartient Ă  l’univers Marvel, comme Spiderman, Hulk et autres Avengers (lĂ  oĂč Batman et Superman appartiennent Ă  DC comics, une autre maison d’édition).

Iron Man 3 s’inscrit donc dans la stratĂ©gie de Marvel, qui depuis 2008 inonde les Ă©crans de cinĂ©ma de blockbusters fait dans les rĂšgles, mais qui ont la particularitĂ© d’ĂȘtre tous liĂ©s entre eux (il y avait bien d’autres films Marvel avant, mais pas organisĂ©s comme cela). Mais ce film, plus que les autres, m’a marquĂ©. il a le mĂ©rite, comme Rambo, de soulever des problĂ©matiques bien plus intĂ©ressantes que de simples explosions. Iron Man 3 est un subtil mĂ©lange entre un bon gros blockbuster hollywoodien pur jus, et une dystopie.

Pour le cĂŽtĂ© Blockbuster, tout y est : une campagne publicitaire bien rodĂ©e, un budget colossal, des produits dĂ©rivĂ©s Ă  foison, un casting dĂ©ment, des jolies filles, de grosses explosions, un peu de sentimentalisme et une histoire pas trop compliquĂ©e qui se finit bien. Le film est fait pour plaire au plus grand nombre, rapidement, sans faire trop rĂ©flĂ©chir, et donc gĂ©nĂ©rer le plus de rentrĂ©es monĂ©taires possibles. Ce film n’est clairement pas une Ɠuvre d’art, mais un gros investissement.

Mais personnellement je m’en fiche un peu. Je n’étais pas lĂ  pour voir une Ɠuvre d’Art. J’étais lĂ  pour me dĂ©tendre, et me changer les idĂ©es. Je ne l’ai pas regrettĂ©. En plus d’apporter toute la distraction du Blockbuster, il a aussi de quoi faire rĂ©flĂ©chir. Car on peut aussi interprĂ©ter Iron Man 3 comme une dystopie. Une dystopie est l’inverse d’une utopie. On imagine une sociĂ©tĂ©, une Ă©poque, pas pour en faire un exemple, mais plutĂŽt pour avertir des consĂ©quences. Comme dystopies cĂ©lĂšbres, il y a 1984 de George Orwell, le meilleur des mondes d’Aldous Huxley, ou bien Equilibrium de Kurt Wimmer.

Il y a souvent une part d’utopie / dystopie dans les films de science-fiction. Comme ce sont des mondes diffĂ©rents du notre, il y a forcĂ©ment une part d’anticipation. Mais ce qui m’a marquĂ© dans Iron Man 3, c’est qu’il parle de transhumanisme, un sujet qui commence Ă  ĂȘtre Ă  la mode. L’idĂ©e du transhumanisme est la modification du corps humain par la Science. Les deux pendants du transhumanisme sont reprĂ©sentĂ©s : le cĂŽtĂ© biologique (altĂ©rations du corps humain par la manipulation de processus biologiques comme l’ADN) et le cĂŽtĂ© mĂ©canique (altĂ©ration du corps humain par l’ajout de composants mĂ©caniques).

Comme je ne veux pas ruiner l’intrigue d’un si bon film, je dirais simplement que le cĂŽtĂ© mĂ©canique est reprĂ©sentĂ© par Tony Stark, et le cĂŽtĂ© biologique par les mĂ©chants. Et tout le monde finit par voir que le transhumanisme, aussi sĂ©duisant qu’il parait, n’est pas une bonne solution.

Mais l’intĂ©rĂȘt de ce film ne s’arrĂȘte pas lĂ . C’est aussi un petit bijou de marketing. Et ici aussi il y a de quoi faire rĂ©flĂ©chir. Ce film est un condensĂ© de toutes les techniques possibles et imaginables bonnes pour nous faire dĂ©penser encore plus. C’est normal, c’est un blockbuster. Mais lĂ -dessus, ils sont quand mĂȘme super fourbe.

DĂ©jĂ , tout est fait pour mettre en avant l’univers Marvel. Pendant tout le film, il y a toujours de subtiles rĂ©fĂ©rences aux films prĂ©cĂ©dents, de façons Ă  ce que ceux qui ne les ont pas vu, n’ai qu’une envie : les voir. Et comble de la fourberie, il y a une scĂšne supplĂ©mentaire, aprĂšs le gĂ©nĂ©rique (on est donc obligĂ© de le regarder), dans laquelle Tony Stark raconte sa vie façon psychanalyse Ă  un personnage que les habituĂ©s identifieront comme Bruce Banner / Hulk. On nous force Ă  regarder le gĂ©nĂ©rique, et en plus on nous rappelle que tous les films sont liĂ©s, et qu’il faut donc vite aller les acheter. C’est fourbe. Et puis tout cela avec une musique Ă©nergique, pour nous renforcer dans l’impression qu’on a aimĂ© le film.

Ensuite, dans la sĂ©rie marketing basique : le placement de produit. C’est une technique assez basique : on glisse des rĂ©fĂ©rences Ă  des marques ou des produits, l’air de rien, entre deux scĂšnes. Une publicitĂ© subtile, mais efficace. Pour Iron Man 3, on retrouvera par exemple (liste loin d’ĂȘtre exhaustive) : Oracle, Sun Microsystem, Verizon, Android, Sony, Audi, Univers Marvel.

Mais ce qui m’a le plus intriguĂ©, comme placement de produit, c’est la prĂ©sence de Downton Abbey. Downton Abbey est une sorte d’orgueil et prĂ©jugĂ© mis en sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ© (j’exagĂšre peut-ĂȘtre un peu, et j’avoue ne jamais avoir regardĂ© un Ă©pisode). Cette sĂ©rie a beaucoup de succĂšs, particuliĂšrement auprĂšs d’un public fĂ©minin, mais pas que.  Mais ce qui m’a intĂ©ressĂ©, c’est que dans Iron Man 3, un des personnages regarde Ă  plusieurs reprises cette sĂ©rie. Et ce personnage est le bon gros garde du corps un peu bourrin et pas trĂšs fin. A croire que Downton Abbey cherche Ă  accroĂźtre son public.

Autre dĂ©tail sympathique, donnant un Ă©clairage gĂ©opolique intĂ©ressant : la version chinoise et la version occidentale sont diffĂ©rentes. En effet, le mĂ©chant Ă©tant “le mandarin”, les censeurs du Parti n’était pas trĂšs chauds pour que le film passe en Chine. Mais comme Hollywood ne peux pas renoncer Ă  un tel marchĂ©, ils ont acceptĂ© de faire quelques arrangements. Et accessoirement, rallonger le film, qui se transforme en spot publicitaire pour certaines marques chinoises.

Ainsi donc, ce subtil mĂ©lange entre blockbuster et dystopie fait d’Iron Man 3 un bon film. Il dĂ©tend et fait rĂ©flĂ©chir. Mais comme pour Rambo, il faut pour cela accepter de regarder son film autrement, et changer sa perspective. EspĂ©rons que le transhumanisme ne reste qu’une dystopie, et que notre vie ne soit pas dictĂ©e par le marketing, sinon notre monde risque d’ĂȘtre de plus en plus tourmentĂ©.


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Le monde de demain : une sociĂ©tĂ© habitĂ©e par des humains et des robots, Ă  l’image de la sĂ©rie Real Humans, suscite des questions d’ordre sociales, philosophiques, Ă©thiques, scientifiques et autres.

Ce monde, décrit par la série suédoise, est-il une ébauche du monde de demain ? Le développement actuel scientifique peut-il nous conduire plus ou moins à la vie décrite dans la série ? Ou tout ceci relÚve-t-il uniquement du domaine de la science-fiction ? Pourquoi, enfin, la série a-t-elle fasciné tant de monde ? Peut-on y voir un succÚs du transhumanisme ?

Le transhumanisme

Il s’agit d’un mouvement culturel et intellectuel qui prĂŽne l’usage des sciences et des techniques afin d’amĂ©liorer les caractĂ©ristiques physiques et mentales des humains.

Le transhumanisme considÚre certains aspects de la condition humaine dont le handicap, la souffrance, la maladie, la vieillesse ou la mort comme « inutiles ou indésirables ».

Les chercheurs comptent donc sur les techniques Ă©mergentes comme la robotique pour parvenir Ă  leur fin, Ă  savoir « l’amĂ©lioration humaine ». Ce mouvement, dĂ©crit dans la sĂ©rie, a contribuĂ© Ă  son succĂšs.

Pas d’innovation dans les idĂ©es reprises dans la sĂ©rie

La sĂ©rie rassemble l’ensemble des interrogations suscitĂ©es par la robotique et le transhumanisme. La problĂ©matique suivante est posĂ©e : est-ce inquiĂ©tant de constituer un monde dont les robots font partie intĂ©grante ? Elle rassemble Ă©galement un certain nombre de similitudes dans le mode de vie des robots, les comportements humains envers les robots et inversement.

La baisse de courant et la recharge automatique des « hubots » font écho aux robots-tortues de William Grey Walter, datant de 1950.

Au Japon, le professeur Hiroshi Ishiguro, a constituĂ© des androĂŻdes impressionnants et a notamment rĂ©ussi Ă  crĂ©er son clone dont la ressemblance est marquante. Des hĂŽtesses androĂŻdes assurent, de leur cĂŽtĂ©, l’accueil dans des salons.
En outre, des travaux en psychologie cognitive, liĂ©s au domaine de la robotique, sont destinĂ©s « Ă  mesurer l’empathie suscitĂ©e par les robots ». Dans la sĂ©rie, « les hubots » ont cette empathie, comme le montre l’un d’eux lorsque sa propriĂ©taire l’éteint, ce qui le met dans une grande colĂšre.

De son cĂŽtĂ©, la robotique des Ă©motions tente actuellement de crĂ©er des machines qui savent reconnaĂźtre les Ă©motions et interagir avec l’usager. Un Ă©lĂ©ment qui est Ă©galement exploitĂ© dans la sĂ©rie : quand le propriĂ©taire du hubot semble perplexe, son hubot arrive Ă  le dĂ©tecter et lui demande s’il va bien.

On convient que ces aspects ont toujours eu trait au domaine de la science-fiction, et pourtant, le domaine surnaturel s’estompe peu Ă  peu au vu de certaines de ces avancĂ©es.

La sĂ©rie Ă  l’image de notre sociĂ©tĂ© robotisĂ©e

DiffĂ©rentes avancĂ©es dans le domaine scientifique montrent que l’idĂ©e de la sĂ©rie n’est pas si Ă©loignĂ©e de l’évolution actuelle du monde dans le domaine de la robotique.

Huffingtonpost.fr a relayĂ© rĂ©cemment que 9% des AmĂ©ricains ne diraient pas non pour faire l’amour Ă  un robot. L’idĂ©e, trĂšs ancrĂ©e dans la sĂ©rie, est actuellement un sujet de discussion. Les AmĂ©ricains sont « plus nombreux Ă  souhaiter avoir un robot comme domestique (33%), ou pour prendre soin d’une personne ĂągĂ©e (22%) ».

Astrid Rosenthal von der PĂŒtten, psychosociologue, a rĂ©alisĂ© rĂ©cemment une Ă©tude allemande montrant que les humains sont autant sensibles Ă  la violence faite par les hommes sur les robots que par les hommes sur les hommes.

Elle a expliquĂ© notamment que « l’un des buts des recherches actuelles en robotique consiste Ă  dĂ©velopper des “robots compagnons” qui Ă©tablissent une relation Ă  long terme avec un utilisateur humain ».

Elle a ajouté que « ces robots pourraient assister les personnes ùgées dans les tùches quotidiennes et leur permettre ainsi de rester plus longtemps chez elles. Ils pourraient également aider les personnes handicapées à évoluer dans leur environnement ».

La CorĂ©e du Sud a de son cĂŽtĂ© dĂ©cidĂ© d’équiper 8 000 Ă©coles maternelles de robots, qui ne sont pas des androĂŻdes mais ont « deux yeux, une bouche, un nez et des oreilles ». Ces derniers ont pour mission d’enseigner les langues notamment mais officiellement ne doivent pas remplacer les instituteurs.

Ils enseignent. Serait-ce, comme dans la série, une raison pour mobiliser les hommes contre ces « robots », lesquels prennent leur travail, les mettant ainsi au chÎmage ?

Enfin, le robot du Robot Cognition Laboratory lyonnais est arrivĂ© Ă  dĂ©coder le sens des phrases de l’homme et Ă  agir en consĂ©quence grĂące notamment Ă  « 500 neurones artificiels » et Ă  « un cerveau simplifiĂ© ».

Cette dĂ©marche s’inspire « d’une connaissance sur le cerveau humain en la transposant Ă  la robotique ».

De son cĂŽtĂ©, le Rooba iRobot 660 est un aspirateur autonome et efficace. En combinant ces deux technologies, nous arriverons certainement un jour Ă  crĂ©er des « hubots » Ă  l’image de la sĂ©rie.

D’autres avancĂ©es

Outre les petites innovations individuelles telles que cette vidĂ©o d’un homme ayant rĂ©ussi Ă  crĂ©er un robot dans le dessein de voler des canettes dans les distributeurs, des chercheurs ont rĂ©ussi Ă  mettre en place des robots « pour aider Ă  dĂ©manteler la centrale de Fukushima », ceci en « aspirant » la radioactivitĂ© ou encore « pour localiser des baleines en danger ».
Pour la vie quotidienne, deux robots ont été inventés depuis peu par une société japonaise : selon gizmodo.fr, « digital lifestyle », le premier ressemble à un chien, le second à une jeune femme nommé Kaori, et les deux visent à renseigner leur propriétaire sur leur odeur.

Le chien renifle vos pieds, si l’odeur est insoutenable, « il ira jusqu’à perdre connaissance ».

En conclusion

Rien d’innovant donc dans la sĂ©rie : celle-ci a su s’imposer sur les Ă©crans et chez le public en mettant en Ă©vidence les inquiĂ©tudes suscitĂ©es par les chercheurs en robotique en les transposant. On pourrait nĂ©anmoins reprocher Ă  la sĂ©rie, en fin de saison, de faire un film de « gentils contre mĂ©chants » et non se cantonner Ă  la complexitĂ© d’un monde dans lequel vivent ensemble hommes et robots.

Sans Ă©voquer la sĂ©rie, l’innovation et les progrĂšs scientifiques progressent et la robolution du monde est, vraisemblablement, en marche !


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La singularitĂ© technologique est un concept qui voit dans certaines avancĂ©es scientifiques la prĂ©vision d’une croissance explosive de la connaissance humaine.

Ses aspects rĂ©volutionnaires ne se trouvent pas tant au niveau Ă©pistĂ©mologique que dans les consĂ©quences politiques et sociales d’un tel essor du savoir.

Cet article est le premier volet de trois articles qui tentent de cerner le concept de singularité technologique et ses possibles impacts sur notre société.

La singularité technologique : en route vers le transhumain

L’humain est mort, vive le transhumain ! Des mots qui claquent et rayent nos consciences forgĂ©es par des siĂšcles d’une lente et douloureuse dialectique qui n’a eu de cesse de faire et dĂ©faire l’humain. Et voilĂ  que quelques extravagants viennent bousculer une construction sĂ©culaire ! Les esprits politisĂ©s de nos vieux pays tentent cahin-caha d’ignorer ces visions annonciatrices de chaos, et continuent de penser la polis munis de poussiĂ©reuses idĂ©es – antiques concepts qui nous ont certes menĂ©s Ă  un prĂ©caire Ă©quilibre social. Pourtant, ces Ă©nergumĂšnes terrĂ©s devant leurs ordinateurs, que l’on qualifie avec dĂ©dain de techno-bĂ©ats, cyberutopistes, geeks apolitiques, qui ne nourrissent leurs rĂȘves que d’une science-fiction doucereuse, pensent le monde et construisent l’avenir.
Quelle est alors cette menace contre l’humain qui grandit dans la pensĂ©e scientifique ? Quelle est cette singularitĂ© qui prĂ©dit la fin d’un monde ? La singularitĂ© n’est point une menace mais une rĂ©volution qui fait de la croissance explosive de la connaissance la voie vers le dĂ©passement de l’humain. Une nouvelle Ăšre se dresse devant nous, et la science modĂšlera l’avenir. Alors risquons-nous Ă  la technomancie !

SinguliÚre singularité

Cet Ă©trange terme singularitĂ© correspond Ă  l’avĂšnement d’une courbe exponentielle de l’évolution de la connaissance. La civilisation humaine connaĂźtra grĂące Ă  une dĂ©couverte scientifique une croissance telle que tous les fondements de notre sociĂ©tĂ© ne pourront plus ĂȘtre pensĂ©s avec leurs valeurs actuelles. Nombreux sont ceux qui estiment que la singularitĂ© technologique sera l’intelligence artificielle. Ce concept trouve ses sources dans la pensĂ©e cybernĂ©tique du dĂ©but du XXe siĂšcle, et se trouve ĂȘtre attribuĂ© au mathĂ©maticien John von Neumann. Il estima dans les annĂ©es 1950 que l’accĂ©lĂ©ration du progrĂšs humain entraĂźnerait une singularitĂ© dans l’histoire humaine.
La singularitĂ© technologique fait rĂ©fĂ©rence Ă  la singularitĂ© gravitationnelle, zone de l’espace-temps oĂč les quantitĂ©s permettant de calculer le champ gravitationnel deviennent infinies et les connaissances scientifiques actuelles ne peuvent plus s’appliquer. La singularitĂ© technologique annoncerait un Ă©vĂšnement Ă  nul autre pareil dont l’historicitĂ© fausserait toutes les analyses des sciences humaines et sociales. Ce « trou noir » de l’histoire a Ă©tĂ© popularisĂ© par Vernor Vinge, notamment dans un article de 1993 qui fut largement diffusĂ©, The Coming Technological Singularity : How to Survive in the Post-Human Era. Il voit le dĂ©but de cette Ăšre dans l’apparition d’une intelligence surhumaine ; elle peut se manifester tantĂŽt dans le dĂ©veloppement d’ordinateurs intelligents, notamment Ă  travers une architecture en rĂ©seau, tantĂŽt dans l’accroissement de l’intelligence humaine par les avancĂ©es de la biologie.

C’est pour quand ?

Les prĂ©visions varient entre 2020 et 2050. Ray Kurzweil, informaticien, futurologue et transhumaniste, estime dans son livre The singularity is near que la singularitĂ© apparaĂźtrait en 2045, tandis que Vernor Vinge prĂ©dit, dans son article prĂ©cĂ©demment citĂ©, une date aux alentours de 2030. Face Ă  une courbe exponentielle de la croissance du savoir, toute la question serait de trouver le nombre e de la fonction exponentielle de l’évolution humaine.

A cette fin, la loi de Moore est intĂ©ressante. Gordon E. Moore, chimiste et cofondateur de la sociĂ©tĂ© Intel, a expliquĂ© de maniĂšre empirique que le nombre de transistors sur les microprocesseurs double tous les deux ans environ. Cela entraĂźne une croissance exponentielle de la capacitĂ© de calcul des ordinateurs. Ray Kurzweil estime nĂ©anmoins une possible stagnation de cette loi avec l’atteinte des limites des microprocesseurs actuels en 2019. Elles seraient toutefois rapidement dĂ©passĂ©es par de nouvelles technologies comme l’ordinateur quantique, qui catalysera sans aucun doute la recherche informatique. Il envisage la gĂ©nĂ©ralisation de la loi de Moore dans sa thĂ©orie the law of accelerating returns Ă  d’autres domaines scientifiques liĂ©s Ă  cette capacitĂ© de calcul. Cette croissance exponentielle continuerait jusqu’à atteindre la singularitĂ©, soit une intelligence surhumaine pour Kurzweil. Il estime que le progrĂšs qui aura lieu au cours du XXIe siĂšcle correspondra Ă  l’équivalent de 20 000 ans d’évolution humaine. L’ingĂ©nieur Robert Zubrin juge que la singularitĂ© technologique nous conduirait Ă  une civilisation de Type I sur l’échelle de Kardashev, qui mesure l’évolution des civilisations sur une base technologique en fonction de la quantitĂ© d’énergie pouvant ĂȘtre utilisĂ©e. NikolaĂŻ Kardashev estimait qu’une civilisation de Type I aurait le pouvoir d’utiliser l’équivalent de toute l’énergie disponible sur sa planĂšte, de toute son Ă©toile pour le Type II et de toute sa galaxie pour le Type III. Selon Guillermo A. Lemarchand, l’énergie en question pour une civilisation de Type I correspond Ă  une valeur entre 1016 et 1017 watts.

Une telle idĂ©e d’accĂ©lĂ©ration du progrĂšs alarme l’esprit qui tente de la cerner, mais de quelle façon notre sociĂ©tĂ© envisagera sa propre croissance technologique ? A suivre